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Libre accès aux sites de pratique :
Chronologie des actions concernant le canyon de la Fouge, commune
de Cerdon (Ain)
En fin d'année 2001, la Fouge, canyon incontournable
du département de l'Ain situé sur la commune de Cerdon,
se veut le malencontreux théâtre d'un accident de canyonisme,
qui, s'il n'avait pas été médiatisé
dramatiquement par la presse locale, aurait pu rester banal.
Suite à diverses rumeurs relatant la possible parution d'un
arrêté municipal d'interdiction de la pratique sur
ce site, plusieurs interlocuteurs locaux (F.NARDIN pour le Comité
Sportif Canyon de La Fédération Française de
Montagne et d'Escalade (FFME), P. COUTAZ pour le Comité Départemental
FFME de l'AIN (CD 01 FFME), G.FONTANA, pour l'AGESSEC, association
ayant pour but la gestion des sites de pratique d'escalade, de spéléologie
et de canyonisme dans l'Ain, regroupant les élus locaux de
la FFME, la Fédération Française de Spéléologie
(FFS) et la Fédération des Clubs Alpins Français
(CAF)) prennent contact avec la Mairie de Cerdon. Malheureusement,
de janvier à avril, aucune rencontre n'a pu avoir lieu, faute
d'un réel désir de la Mairie de s'entretenir sur ce
sujet.
Pourtant, le 3 mai, une réunion est enfin programmée
entre les responsables de l'AGESSEC et Madame le Maire, qui, finalement,
ne se présentera pas au rendez-vous !
Avec l'intervention de la Direction Départementale de Jeunesse
et Sport, l'AGESSEC finit par rencontrer la Mairesse de Cerdon,
le 6 mai 2002. Lors de cet échange, il fut présenté
et proposé à la municipalité :
- la réalisation d'un affichage (financé par la DDJS
de l'Ain) d'information des risques liés à l'activité
et des précautions de pratiques à respecter, à
destination des pratiquants, et,
- sous l'impulsion du CD FFME 01 et du CS Canyon de la FFME, la
convention canyon de la FFME.
Aucun accord n'a pu se mettre en place ce jour là et la Mairie
nous ré-affirme sa volonté d'interdire la pratique
du canyonisme sur sa commune.
Et le 14 juin, c'est chose faite ! Le fameux arrêté
d'interdiction de pratique est promulgué et envoyé
à la Préfecture pour validation. Il est stipulé
que cet acte devient applicable dés son affichage.
Le 19 juin, mis au courant de cet état de fait, la FFME tente
de joindre à nouveau la municipalité, mais se heurte
à un refus catégorique à toutes discutions.
Se rendant sur le site, elle s'aperçoit qu'aucun affichage
(ni à la Mairie, ni en aval ou amont du parcours incriminé)
n'est en place. Reprenant contact avec les responsables de l'AGESSEC
et du CD FFME de l'Ain, la décision est prise conjointement
de mettre en place un " réseau de surveillance de l'affichage
municipal ".
Du 28 juin au 7 juillet, le responsable Canyon de la FFS de l'Ain
a pu vérifier (photos datées à l'appui) le
non-respect de l'obligation d'affichage de l'arrêté.
La FFME, craignant que la mairie " joue la montre " et
empêche ainsi un possible recours juridique, saisie à
nouveau la Mairie le 8 juillet sur ce défaut d'affichage,
et le lendemain, l'arrêté trône au milieu du
panneau d'affichage municipal !!!
Le texte de cet acte de police étant connu, la décision
d'agir rapidement et d' entamer un recours en annulation est prise
entre les diverses parties plaignantes.
Le service juridique de la FFME est saisi et une procédure
est entamée auprès du Tribunal Administratif de Bourg-en-Bresse
le 13 août.
A la fin du mois d'août, la Mairie de Cerdon informe la FFME
et l'AGESSEC de sa décision d'annuler l'arrêté,
et demande en contre partie la suppression des recours juridiques
entrepris par la FFME.
A ce jour, nous sommes en attente d'une rencontre concertée
avec la Mairie. Le but étant de montrer que l'on peut gérer
une activité comme le canyon sur une commune, le tout étant
d'agir en conscience, avec responsabilité et " honnêteté
". La convention FFME permettant au propriétaire de
se décharger ses responsabilités vis à vis
de la pratique sportive, au profit de la FFME, y contribue efficacement.
En tirant les conclusions de cette affaire, nous pouvons remarquer
que la FFME, loin de vouloir solutionner seule un problème
touchant un nombre conséquent de protagonistes, a su prendre
la mesure du bénéfice de la bonne cohésion
des différents acteurs locaux.
C'est grâce à cette ouverture d'esprit, que, chacun
à sa mesure, à pu permettre aux pratiquants de conserver
l'accès à ce site, et n'est-ce pas là l'essentiel
?
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