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Vous êtes ici : www.ffme.fr > environnement et accès aux sites > OPMA Évaluation et prévention des dangers en montagneAttention : cette page est écrite par l'OPMA et n'engage pas la FFME qui ne fait que la citer à titre d'information.
Les dangers de la montagne sont de trois ordres :
Dans aucun de ces domaines, qui sont interdépendants, il n'existe de science exacte permettant de garantir une parfaite sécurité des randonneurs, des skieurs ou des alpinistes. Les experts ne peuvent que donner des éléments d'appréciation qui doivent être interprétés en situation, les uns avec les autres et dans leur évolution. Il faut insister sur ce point que confirme la conclusion d'un arrêt de la cour d'appel de Grenoble en date du 19 février 99. Les indications que fournissent les spécialistes de la neige ou de la météo, ne peuvent avoir qu'une valeur provisoire, limitée dans l'espace et dans le temps : la neige peut être bonne ici et dangereuse 50 mètres plus loin, d'autant qu'en quelques heures le temps peut changer du tout au tout Aucune appréciation ne peut être donnée de manière définitive. Si bien que, dans toutes les pratiques de la montagne et de l'alpinisme, rien ne peut garantir la pleine réalisation des projets et, par voie de conséquence, la responsabilité des acteurs ne peut être évaluée qu'en fonction d'une obligation de moyens et non d'une obligation de résultat. En l'absence de tout critère absolument fiable qui permettrait de déterminer sans aucune erreur la conduite à tenir, c'est aux intéressés eux-mêmes et à ceux qui les conduisent de juger de la situation. Personne ne peut le faire à leur place. Pourtant, quand un accident se produit, il est devenu habituel de chercher les normes qui permettraient de prononcer un jugement et une peine. Beaucoup voudraient que les avis d'experts aient valeur de normes permettant de désigner des coupables, de justifier (et d'indemniser) les victimes ou leur famille. En outre, la pression médiatique tend à faire de l'opinion l'interprète et le juge des comportements : sous le coup des images et de l'émotion, l'opinion s'érige en tribunal et presse les instances administratives, communes ou département, de légiférer à chaud, de produire une réglementation capable à la fois d'empêcher que se produisent d'autres accidents et de conjurer l'angoisse collective. Il demeure cependant que des mesures préventives peuvent être prises ou envisagées. Mais il ne pourra s'agir que de mesures provisoires, adaptées au cas par cas, limitées dans l'espace et dans le temps. En généraliser la portée introduirait une confusion des terrains, des circonstances, des informations et des acteurs, confusion que les drames et leur dramatisation provoquent. La première tâche est donc de clarifier et de distinguer...
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