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Topo électronique :
la FFME prend position et défend les auteurs de topo d'escalade.
Du bon usage des topos-guides d'escalade.
Dans le paysage mondial de l'escalade , la France
tient une place enviable. Dans l'esprit de chaque grimpeur amoureux
de nature, la France possède certaines des falaises les plus
belles et les mieux équipées qui font ainsi partie
du patrimoine mondial grimpable.
Cet état de fait, que nul ne saurait contester sur le fond,
n'est pas le fruit d'un hasard. Hormis quelques équipements
sauvages réalisés sans concertation, c'est en France
que les équipeurs ont fourni le plus beau travail de mise
en valeur des sites naturels, et particulièrement sur l'initiative
de nos comités départementaux, interlocuteurs privilégiés
des financeurs.
Tour le monde s'accorde à le reconnaître et chaque
pratiquant, lorsque qu'il arrive au pied d'une falaise, devrait
admettre qu'il doit ce plaisir à une somme incroyable de
détermination et de passion que les grimpeurs ont fournies
pour aménager leur terrain de jeu. Le prix d'un topo-guide
ou celui d'une assurance sont bien peu de chose en regard de la
" prestation " offerte.
Il existe un délicat équilibre financier entre la
fédération, ses comités départementaux
et les usagers. Une sorte de code de bonne conduite qui veut, avec
la seule force de toute règle implicite, que le grimpeur,
en achetant un topo-guide, apporte sa contribution à un édifice
fragile qui ne doit pas être perturbé.
La finalité de cette modeste transaction est d'offrir des
falaises à grimper à un large public. En s'appuyant
sur les grimpeurs, la FFME et les équipeurs-producteurs de
topos établissent un lien de 'confiance', solide et durable,
pour le développement de notre pratique.
La bulle internet et le commerce électronique ont envahi
notre sphère. La FFME le sait bien car elle possède
le site généraliste du " montagnisme " et
de l'escalade le plus visité. Ce dernier offre des ramifications
multiples et une arborescence toujours en mouvement. Une de ses
terminaisons futures sera bientôt dédiée à
l'exposition des topos-guides de nos aménageurs de falaises.
Il ne faudrait pas que certains, au nom d'intérêts
mercantiles passagers, tentent de rompre cet équilibre et
tarissent une source de revenus indispensables à tous nos
équipeurs, en s'appropriant le travail de ces derniers.
La FFME, soucieuse des intérêts d'un large public,
et qui a conventionné plus de six cent sites, serait en droit
de faire valoir sa position d'arbitre et de restaurer par tous les
moyens possibles, y compris juridiques, une situation qu'une vue
à court terme au profit d'intérêts particuliers
aurait déstabilisée.
Comme dans tout milieu naturel, l'équilibre doit être
maintenu par tous les moyens.
Espérons que chacun saura raison garder et, puisqu'il existe
aussi des acteurs économiques dont nous avons parfois besoin,
que ces derniers sauront tenir une place à nos côté
et non pas contre nous.
Jean-Paul Peeters
président
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