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La haute et très haute altitude

La pression barométrique qui diminue avec l'altitude, le relief et les conditions climatiques influencent les conditions de vie en altitude :
- La baisse de la pression, réduit l'oxygène disponible dans un même volume. Des mécanismes d'adaptation puis d'acclimatation permettent de combler le déficit en oxygène dans l'organisme (l'hypoxie). S'ils sont insuffisants ou déficients, un mal aigu des montagnes (MAM) va apparaître, parfois suivi d'oedème pulmonaire(OPHA) ou cérébral de haute altitude (OCHA).
- La température extérieure chute à raison de 6,5 dégrés tous les 1 000 mètres, les vents sont plus forts en altitude. Les facteurs de refroidissement sont donc plus élevés favorisant l'apparition d'une hypothermie ou de gelures.
- Les rayonnements solaires plus intenses en altitude provoquent des brûlures solaires qui nécessitent une protection de la peau et des yeux.
- La pression partielle de vapeur d'eau diminue avec l'altitude, donnant un air beaucoup plus sec qui est l'une des causes de déshydratation.
- L'effet de convection et les grands écarts thermiques seront à l'origine d'orages violents et imprévus. Le foudroiement en haute montagne est cause d'accidents mortels.

Toutes ces agressions inhérentes à la montagne imposent une prévention, des moyens de protection et des moyens thérapeutiques pour traiter dès leur survenue, les premières manifestations d'une pathologie.

L'ascension du Mont-Blanc par exemple réunit tous les paramètres de l'environnement de la haute montagne. Cette ascension est le challenge d'un été pour de nombreux sportifs, randonneurs, le plus souvent peu avertis des risques de la haute altitude.

La participation à un trekking ou une expédition légère peut soulever des problèmes plus particuliers, notamment pour des enfants, des sujets agés ou des personnes sous traitement médical. Des dispositions particulières peuvent être prises pour les femmes. En consultant le guide médical des espaces lointains, écrit le docteur Isabelle Philippe, édité chez Olizane, bon nombre de questions trouveront réponses précises et pratiques.

 L'homme a la faculté de s'acclimater à l'altitude. Après une période d'accommodation, qui se traduit par un essoufflement et une accélération de la fréquence cardiaque, l'organisme réagit à l'hypoxie par une polyglobulie, c'est à dire par une augmentation du nombre de globules rouges, les transporteurs d'oxygène. Cette acclimatation à l'altitude est plus ou moins longue. Elle dépend de la hauteur du dénivelé et de la durée de l'acclimatation. En général, on est acclimaté, pour une altitude de 3 000 à 4000 mètres, en moins de 8 jours.

Un temps d'acclimatation trop court, ou une haute altitude, atteinte trop rapidement, entraîne une mal adaptation à l'altitude dont la gravité est plus ou moins importante.

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