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Vous êtes ici : www.ffme.fr > médical > altitude L'entraînement en altitude améliore-t-il la performance physique, en altitude et au niveau de la mer ?Paul Robach, Jean-Pierre Herry, Jean-Paul Richalet L'exposition à la moyenne altitude induit une baisse de la consommation maximale d'O2 (VO2max). En revanche, la performance anaérobie est bien préservée dans cette condition. Parmi les mécanismes d'acclimatation à l'altitude, la stimulation de l'érythropoïése (EPO) permet d'augmenter la capacité de transport de l'O2 dans le sang. Ce processus, qui peut subsister quelques temps après un entraînement en altitude, est susceptible d'améliorer temporairement ( VO2max) lors du retour en plaine. Toutefois, les études scientifiques n'ont pas prouvÈ que ce procédé était efficace. Ceci peut venir du fait que l'intensité d'entraînement doit Ítre diminuée en altitude, du fait de la baisse de O2max. D'autre part, tous les athlètes ne tolérent pas bien ce type de préparation physique. Récemment, une alternative intéressante à été proposée, consistant à vivre en altitude et s'entraîner en plaine. Plusieurs études ont montré que ce procédé, supérieur à l'entraînement continu en altitude, permet d'améliorer la VO2max, surtout l'endurance max ainsi que la performance dans les disciplines aérobies. Entraînement en altitudeDepuis plusieurs décennies, l'entraînement
en altitude est fréquemment utilisé par les athlètes
d'endurance. Cette méthode de préparation physique,
qui consiste à séjourner et s'entraîner plusieurs
semaines en moyenne altitude (2000-2800 m), vise à améliorer
temporairement la performance aérobie lors du retour au niveau
de la mer. Autres procédés visant à améliorer
la performance aérobie L'entraînement en altitude représente une méthode naturelle d'augmentation de la capacité de transport de l'oxygène par le sang. D'autres méthodes, permettant d'augmenter la masse erythrocitaire artificiellement, aboutissent ý un gain de performance significatif. Les deux plus utilisées sont l'autotransfusion et, plus récemment, l'administration d'érythropoïétine (EPO) exogène. Ces techniques, qui présentent des risques non négligeables pour l'organisme, sont interdites par le Comité International Olympique (Sawka & al., 1996). Vivre en altitude, s'entraîner au niveau de la merCette méthode, développée récemment
par une équipe scientifique américaine, consiste à
faire bénéficier le sportif à la fois d'une
stimulation de l'érythropoïése associée
à l'acclimatation à l'altitude, et de conditions d'entraînement
normales. Une étude récemment publiée a montré
l'intérêt de ce concept de "vivre en haut - s'entraîner
en bas", en terme de performance aérobie, chez des sportifs
de bon niveau (Levine & al., 1997). Vous êtes ici : www.ffme.fr > médical > altitude |
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