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Les frontsDefinitionLa zone de transition (système frontale) entre deux masses d'air distinctes appelée frontale ou barocline, se divise en fronts. Les fronts, qui ont l'ampleur de véritables systèmes, peuvent avoir une largeur de plusieurs milliers de kilomètres et une hauteur de plusieurs km. Comme chacune des masses d'air les pousse à sa propre vitesse, ces fronts se déplacent à des régimes différents. Un système frontal comprend sa propre dépression, porteuse de mauvais temps : nuages bas, précipitations, givrage, turbulence, orages et tornades. Classification des frontsParmis les six types de masses d'air qui entourent la planète, quatre donnent la couleur du temps dans l'hémisphère du nord. En général, chacune de ces zones est identifiée à la masse d'air la plus froide, presque toujours située sur sa facette Nord. Front continental arctiqueLe front continental arctique, dit aussi arctique, sépare la masse continentale arctique de la masse maritime arctique, plus au Sud : nette séparation entre un air sec et très froid et un autre moins froid et moins sec. Front maritime arctique, ou maritimeComme il n'existe pas de masse d'air continental polaire, ce front divise les masses maritime arctique et maritime polaire, essentiellement différenciées par leur différence de température et leur contenu en vapeur d'eau. Front maritime polaire, ou polaireDans une perspective tridimensionnelle, la combinaison des masses d'air froid forme un énorme dôme couvrant la partie supérieure du globe, dôme entouré de tous côtés par l'air tropical. À l'extrême Nord, cet air a déjà toutefois été considérablement refroidi. Types et structure des frontsSur les cartes du temps, la direction des zones de transition entre deux masses d'air est clairement illustrée.
Front stationnaireOn trouve un front stationnaire lorsque l'air froid et l'air chaud se déplacent parallèlement. Seule une perturbation en haute altitude, causée par une onde courte, effet tourbillonnaire, ou un creux, peut en déclencher le mouvement. L'air froid qui descendra vers le Sud soulèvera l'air chaud en le poussant, ceci créera une dépression qui aura elle-même ses fronts froid et chaud. Le mouvement ascendant qui en résultera générera nuages et précipitations. Les systèmes à échelle synoptique (à grande échelle) sont précisément issus d'un front stationnaire. Front froid
Un front froid est la portion d'un système frontal où l'air froid avance plus rapidement que l'air chaud. Le front froid est représenté sur les cartes par une ligne bleue ou une ligne à petits triangles indiquant la direction de son déplacement.
L'avance du front froid déclenche systématiquement le processus de condensation; ainsi on observera des nuages et des précipitations le long de ce dernier. Plus, il y a d'humidité et d'instabilité, plus il y a risque d'orages, sinon d'orages violents... mais les nuages ne sont pas tous signe d'activités frontales. On appelle indistinctement " front", aussi bien l'ensemble de la zone de transition que cette surface frontale qu'est la pente. Front chaud
Un front chaud est une portion d'un système frontal qui se déplace de façon telle que la masse d'air la plus chaude avance au détriment de la plus froide. En pareille situation, comme l'air chaud monte au-dessus de l'air froid, la pente de la surface frontale est inversée. Comme la friction en surface est carrément plus marquée, cette pente est considérablement plus douce, soit de 1 km par 200 km.
Front occlus et trowal
Dans l'air froid sous-jacent au trowal, il peut se former un front de faible amplitude s'étendant de sa base à la surface. On l'appelle front occlus. Ce front est une étroite zone de transition située entre les deux masses d'air froid qui ont créé l'occlusion. Il peut y avoir deux types de fronts occlus.
Dans les pays qui utilisent les termes front supérieur ou en altitude, plutôt que trowal, on précise que le front est froid ou chaud. Front froid en altitudeLorsque l'air froid passe au-dessus d'air froid emprisonné dans des vallées, ou chevauchant une couche d'air plus froid circulant en surface, son front d'attaque est appelé front froid en altitude. On a également ce type de front lorsque l'air froid, qui avance beaucoup plus rapidement en basse qu'en haute altitude, se traduit au sol par une mince couche qui précède le dôme que forme brusquement la ligne de front. Front chaud en altitude, ou supérieurLe front chaud en altitude, parfois appelé front chaud supérieur, est de structure fondamentalement semblable à celle du front froid en altitude. Dans ce cas, cependant, les masses d'air les plus froides ne subiront aucun changement, puisque c'est au-dessus d'elles que se feront successivement le recul de l'air froid et le passage du front chaud. Il y a des cas où la surface frontale de l'air froid ainsi en recul reste presque plate sur une certaine distance, avant que le front chaud en altitude ne s'affirme brusquement et crée une forte pente. Fontogénèse et frontolyseIl arrive que la zone barocline soit trop large à l'horizontale, les isothermes étant trop espacés, pour qu'il y ait vraiment structure frontale. Pour que cette zone s'intensifie, il faut qu'il y ait augmentation du gradient thermique et du taux d'humidité, c'est-à-dire frontogenèse. Le processus inverse, amenant son affaiblissement voire même sa disparition, s'appelle la frontolyse. Frontogénèse et frontolyse sont directement reliées aux processus thermiques ou dynamiques notamment déclenchés par l'advection ou le rayonnement. Dépression frontaleL'essentiel de l'activité frontale est de fait intimement relié aux intenses mouvements ascendants et descendants associés aux dépressions. Lorsque que les mouvements sont ascendants il se produit en surface une dépression ou un creux, tandis qu'en altitude l'appel d'air des bas niveaux produit une hausse des hauteurs c'est à dire une haute pression ou une crête. Au-dessus du continent, les fronts sont souvent associés à des creux ou à des dépressions; on les appelle alors dépressions frontales; or, les dépressions frontales les plus vigoureuses comportent habituellement plus d'un système frontal. Mais les plus fortes dépressions, de fait, ne sont précédées d'aucun front; il s'agit des ouragans. Étape 1 - Perturbation du front stationnaire
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S'il n'y avait pas de front occlus en surface, les coupes verticales "C" et "D", devraient montrer la jonction de l'air froid et de l'air frais, comme sur les coupes verticales "E" et "F". |
À ce stade, l'air chaud est presque complètement coupé de la surface. La frontolyse a provoqué une circulation cyclonique dans l'air froid situé sous le creux d'air chaud.
Il s'ensuit, au centre, une remontée de la pression et un affaiblissement tel, que le système deviendra stationnaire dans bien des cas.
La figure montre une dépression en voie de comblement rapide, ne comportant aucun front de surface.
En surface, l'air chaud associé à cette dépression est maintenant bien au sud-est du système, alors qu'à faible altitude une faible circulation cyclonique persiste en présence d'un creux.

Photo prise en infrarouge par GOES-8, le 22 octobre 1995, à 23:15 TU, illustrant que l'air chaud, qui est bien au sud-est de la dépression, est relié à un trowal.
© FFME 06/00
DHt - 13/10/00