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Météorologie : les météoresles termes employésLe mot précipitation désigne tout ce qui provient de l'atmosphère sous forme d'eau liquide ou solide. On utilise le mot hydrométéore pour parler de toutes les particules d'eau (gouttelettes, gouttes, neige, grêle, etc.) qu'on trouve dans l'atmosphère. On désigne souvent l'hydrométéore par le nom du phénomène de précipitation. Par exemple, on dit : «Il tombe de la grêle.» alors qu'on devrait dire : «Il tombe des grêlons lorsqu'il grêle.» Le terme météore devrait être utilisé au lieu de précipitation. En météorologie, les météores regroupent l'ensemble des phénomènes observés dans l'atmosphère ou à la surface de la terre qui consistent en une précipitation, suspension ou un dépôt de particules liquides ou solides, aqueuses ou non.
Formation des météoresEn observant une nappe de nuages par le dessous, il est difficile de se faire une idée de sa structure verticale; c'est donc la nature ou le caractère des précipitations, la dimension des gouttelettes notamment, qui donne l'indice le plus valable de la présence d'une autre couche de nuages. Il y a une limite au volume que peut atteindre une gouttelette formée uniquement par condensation. Dans un nuage d'air stable tel le stratus, comme le mouvement vertical est trop faible pour porter les gouttelettes, celles-ci tombent lentement vers le sol sous forme de bruine. Lorsque le mouvement ascendant est plus fort, les gouttelettes grossissent davantage avant de devenir assez lourdes pour se libérer des courants verticaux et tomber sous forme de précipitations. Toutefois, la grosseur des gouttes de pluie est telle qu'il faut d'autres mécanismes de croissance pour expliquer leur taille. Lorsque la température d'un nuage est inférieure au point de congélation, il peut y avoir coexistence de cristaux de glace et de gouttelettes surfondues. Or, étant donné que la tension de vapeur est plus faible pour la glace que pour l'eau surfondue, et que l'air humide y a atteint son point de saturation, il est donc, dans ce cas, déjà sursaturé par rapport à la glace. Cette propriété de la vapeur d'eau fait en sorte que dès qu'il y a formation de cristaux de glace dans un nuage, ceux-ci se mettent à grossir, souvent aux dépens des gouttelettes. C'est ce qu'on appelle l'effet Bergeron : après avoir atteint une taille suffisante, ils tombent du nuage et fondent dans une couche où la température est supérieure au point de congélation. Mais la croissance des cristaux de glace par le seul effet Bergeron est plutôt lent 4 heures pour obtenir une goutte de pluie de seulement 2 mm. Comme les cumulonimbus donnent souvent des gouttes beaucoup plus grosses en quelques minutes seulement, il y a donc un autre processus. La coexistence dans les nuages de gouttelettes et de cristaux de taille et de masse très variées laisse supposer que tous ces éléments se déplacent à des vitesses bien différentes, entrent fréquemment en collision et se soudent. Il s'agit de croissance par coalescence. Plus la turbulence est importante à l'intérieur du nuage, ce qui est le cas des gros cumulus et des cumulonimbus entre autres, plus la coalescence est importante. C'est ce qui explique que les plus gros flocons de neige ou les plus grosses gouttes de pluie viennent généralement des nuages convectifs. Le caractère des précipitations est donc lié au genre ou à l'espèce des nuages. Les précipitations continues ou intermittentes viennent surtout de nuages stratiformes, alors que les averses sont caractéristiques des nuages convectifs. Classification générale des météores
NOTA : Les cirrus et les cirocumulus ne produisent pas de météores directe.
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© FFME 06/00
DHt - 13/10/00