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Grimpeuses 2018 - Quand les femmes se réapproprient le bloc

Escalade - 20/09/18 à 12:13

Le 15 septembre dernier se déroulait la première édition de "Grimpeuses" avec une idée simple : passer une journée aux pieds de blocs entre filles autour de la grimpe et des discussions aux sujets divers (l’autonomie dans la progression, la préparation mentale, être une grimpeuse et une mère de famille, le bénévolat en escalade).

Grimpeuses 2018 - Quand les femmes se réapproprient le bloc
© Yannick Long
Ce fut une journée qui avait pour but de pousser les filles à s’impliquer réellement dans leur grimpe : aller au-delà de leurs peurs mais aussi définir leurs propres envies. Une journée sans garçon pour n’avoir qu’un choix : celui de ne pas suivre une présence masculine par facilité ou par refus de s’imposer.  
 
8h30. Des grimpeuses aux horizons bien différents écoutent studieusement l’inspirante présentation de Marion Poitevin qui annonce le ton de la journée. L’échange. 
A travers le récit de ses expériences, nous sommes transportés par la diversité de ce qu’elle a entrepris ainsi que par sa détermination. Si l’on devait garder en tête une chose, cela serait peut-être: « S’entraîner dur, échouer dur ». 
 
10h30. Au pied des blocs débute alors une longue journée nourrie par de la grimpe bien-sûr mais aussi par des conférences absorbantes. 
Des filles débutent l’escalade, d’autres sont plus aguerries mais toutes grimpent ensemble. Pour certaines, il s’agit de leur première sortie de bloc en milieu naturel. 
Pourquoi sont-elles venues ici ? Sans aucune hésitation, elles répondent quasiment à l’unanimité : pour grimper bien-sûr mais aussi pour l’aspect mental (véhiculé à travers les conférences). 
 
@ Yannick Long
 
Les blocs de grès de La Capelle deviennent alors, durant quelques heures, vecteur de transmission, de communion. Échange de méthodes et d’expériences de vie aux pieds des blocs avec les coaches. 
Des encouragements se mêlent à une parade attentive ce qui pousse chacune à se dépasser. L’émulation accompagne les plus timorées à oser des blocs engagés, à repousser leurs limites mentales. 
 
Après plus de sept heures passées dans la forêt de la Capelle, la journée s’achève. Le temps est passé vite et l’on regrette une seule chose : ne pas avoir pu réussir certains blocs, ne pas avoir eu le temps d’aller en essayer d’autres.
 
@ Yannick Long
 
En début de soirée, la conférence de Caroline Ciavaldini vient étoffer et conclure cette journée riche en grimpe et en émotions positives. Toutes les grimpeuses sont admiratives devant un récit très inspirant mais surtout germe dans leur esprit une idée instillée dès les premières heures matinales : «Et moi, qu’est-ce qui me fait rêver ?».