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Insbruck 2018 : Lucie Jarrige, Solenne Piret et Romain Pagnoux en or

Escalade - 13/09/18 à 23:01

C’est une magnifique équipe de France handi-escalade qui s’est exprimée ce jeudi 13 septembre, à l’occasion des finales paraclimbing des Championnats du monde 2018. Lucie Jarrige, Solenne Piret et Romain Pagnoux sont sacrés Champions du monde, Marlène Prat décroche l’argent.

Insbruck 2018 : Lucie Jarrige, Solenne Piret et  Romain Pagnoux  en or
© FFME

Solenne Piret, championne du monde

Solenne Piret (amputée bras) est la première de l’équipe de France handi-escalade à s’élancer dans sa voie de finale. Fébrile, presque tremblante, elle serre ses premières prises sous les encouragements d’un public déjà conquis. « Solenne nous avait montré, à l’occasion des qualifications, qu’elle avait le niveau de l’emporter, d’aller chercher le titre, confie Sébastien Gnecchi, entraîneur national de l'équipe de France handi-escalade. La seule interrogation qui subsistait durant ces finales, c’était celle de sa capacité à gérer la pression. Il ne s'agit que de sa première saison de compétition. Et l’enjeu de cette finale était de taille. Comme je le craignais, Solenne a particulièrement subit le stress sur cette dernière épreuve. Elle était très tendue tout au long de sa voie, mais elle s’est néanmoins battue comme une lionne. Elle n’a rien lâché, elle est vraiment allée au bout d’elle-même. » Solenne Piret chute finalement en allant chercher le bac final, une prise au-dessus de sa rivale, la Hongroise Melinda Vigh.

« C’est vrai que j’étais très stressée, confirme Solenne Piret, avant même de partir dans la voie, et tout au long de cette finale. Si bien que j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans ma bulle. Cette voie était pourtant magnifique, je me suis sentie vraiment chanceuse de pouvoir grimper sur ce mur. Mais je me sentais également novice en la matière, ce n’était que ma troisième compétition, et bien sûr mes premiers Championnats du monde. Ce fut un moment particulièrement intense et riche. Au-delà de cette médaille, j’ai pu rencontrer des grimpeuses avec le même handicap que moi, nous avions une catégorie rien qu’à nous, c’était la première fois que ça m’arrivait et j’en conserve une émotion très forte ! »

Marlène Prat, vice-championne du monde

Quelques minutes plus tard, Marlène Prat (RP2) s’élance à son tour dans sa voie de finale. Elle semble plus sereine, parvient à mettre du rythme dans son escalade, et s’offre même quelques points de repos. « C’était un signe qui montrait qu’elle se sentait bien », assure Sébastien Gnecchi. Pourtant, dans la dernière partie de la voie, la jeune femme commence à se fatiguer. Le combat commence, mais Marlène Prat se trompe dans la méthode et chute. Elle décroche l’argent, juste derrière Hannah Baldwin (GBR). « C’est un résultat très satisfaisant compte tenu du manque d’entraînement qu’elle avait, confirme l’entraîneur national. Marlène peut-être très fière d’elle. »

 « J’ai vraiment pris du plaisir durant cette compétition, assure Marlène Prat. Les voix de qualifications et de finales étaient superbes. Je suis très contente de ma prestation en finale. J’ai grimpé détendue et je me suis fait plaisir, malgré cette précipitation qui a entraîné ma chute. Je suis vraiment heureuse de cette médaille d'argent. Lorsque j'ai repris l'escalade, en mars dernier, en tant que "handi-grimpeuse", je n’aurais jamais pensé me retrouver ici. C’était une superbe expérience qui me motive pour la suite. »

Romain Pagnoux, à nouveau champion du monde

Dans la catégorie RP3, Romain Pagnoux, champion du monde 2016, remettait son titre en jeu sur cette finale. « Romain a été très combattif, témoigne Sébastien Gnecchi. La voie n’avait rien d’une sinécure, mais notre Français n’a rien lâché. » Romain Pagnoux dépasse les points de chute de tous les autres concurrents et tombe quelques mouvements plus haut, pour s'offrir un nouveau titre mondial, son deuxième.

Lucie Jarrige décroche son deuxième titre de championne du monde

En fin d’après-midi, ce fut au tour de Lucie Jarrige (amputée jambe) de remettre son titre en jeu. « Lucie s’est montrée bien plus forte que les autres concurrentes lors des qualifications, je ne me faisais pas de soucis pour elle, explique Sébastien Gnecchi. Mais alors même qu’elle était déjà montée plus haut que toutes les autres, Lucie a continué son combat, à fond, sans se soucier du résultat. C’était elle face à la voie de finale. Elle nous a offert une magnifique démonstration de détermination. »

A suivre, vendredi en fin de journée, la finale de Thierry Delarue, dernier Français en lice de l’équipe de France handi-escalade.

Equipe de France d'escalade