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Escalade olympique : c’est le jour J !

Alors que les premiers grimpeurs olympiens de l’histoire de l’escalade s’apprêtent à poser leurs chaussons sur un mur olympique, ce mardi 3 août à 17h (heure locale, 10h en France) à l’Aomi Urban Sports Park, que se passe-t-il à Tokyo à quelques heures du premier départ de vitesse ?

Alors que la France est plongée dans la nuit, à Tokyo, l’atmosphère étouffante du milieu de journée n’empêche pas les Jeux Olympiques de dérouler leur programme. Des lutteurs s’échinent pour l’or olympique, des célébrités du basket américain peinent à tenir leur rang face à une équipe espagnole rodée et des volleyeurs japonais tentent l’exploit face aux favoris brésiliens. Une journée olympique, la 11e de cette olympiade, comme la capitale japonaise en connait quotidiennement depuis maintenant 10 jours. Sauf que ce mardi 3 août ne sera pas un jour comme un autre dans le riche programme de cette 32e édition : l’escalade s’apprête à faire son grand début sous les anneaux.

Anecdotique à l’échelle du plus grand événement sportif du monde ? Loin de là. Malgré une riche journée d’épreuves, finales de la perche et du 800m dames pour ne citer qu’elles, l’événement affiche complet côté médias. « Les rangs sont pleins, plus de 200 journalistes et 60 photographes se sont accrédités pour cette première journée d’escalade, ça va être fou », assure Marco Vettoratti, responsable médias pour l’IFSC, croisé dans l’immense salle de presse du « Media Center ».

Un emballement qui ne semble pas affecter les principaux intéressés, les premiers grimpeurs olympiens de l’histoire. « Bien-sûr, ils ont dans un coin de leur tête qu’aujourd’hui n’est pas un jour comme un autre. Mais ils font tout, et nous les aidons, pour que ce 3 août soit pour eux une journée normale de compétition », explique Damien You, responsable de la performance pour l’équipe de France d’escalade. « Ils se sont réveillés à la même heure que ces derniers jours, ont mangé leur petit déjeuner au même moment et ont ensuite eu le même briefing avec le staff. »

Un briefing que le directeur de l’équipe de France assure avoir été dans la lignée d’une réunion de jour de compétition. « Le staff, les athlètes, ils se sont dit les mots qu’ils ont l’habitude de se dire. Globalement, Micka et Bassa ont reproduit aujourd’hui leur routine de jour de compétition, ni plus, ni moins. »

De leur côté, les deux athlètes affichaient, hier, leur enthousiasme en répondant aux questions de PlanetGrimpe : « Demain, c’est LA journée, celle qu’on attend depuis si longtemps. On se sent prêts, on sort de trois journées d’entrainements avec de très bonnes sensations », racontait Micka Mawem. « Ils rayonnent au village olympique. Une bonne partie de la délégation française a fait leur connaissance et ça se voit qu’ils s’y sentent très bien », confirme Damien You. « Ils arrivent à profiter du moment, de la chance d’être entourés par tous ces champions d’exception. Mais ils n’oublient pas qu’ils en sont aussi et je les sens très concentrés et surtout, déterminés. »

14h. L’heure de quitter le village olympique à sonner : direction l’Aomi Urban Sports Park et le mur d’échauffement. On y est.