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L'ANENA (Association Nationale pour l'Etude la Neige et des Avalanches)

Qu’est ce que l’ANENA

Une vocation au départ : être un lien entre tous ceux qui oeuvrent pour une meilleure connaissance de la neige et des avalanches, ou qui sont intéressés à des titres divers par les progrès accomplis dans ce domaine. Créée en 1971, reconnue d’utilité publique en 1976, l’ANENA compte aujourd’hui quelque 600 membres, dont de nombreuses personnes morales : administrations, collectivités locales, organismes de recherche publics ou privés, stations de sports d’hiver, syndicats et associations, entreprises… Le « monde de la neige » dans son ensemble est ici activement représenté.

Les « missions » de l’ANENA

  • Formation : grand public, chiens d’avalanche…
  • Information du grand public, vulgarisation des connaissances sur les avalanches
  • Recherche : l’ANENA joue un rôle de catalyseur et accompagne de nombreux chercheurs
  • Rencontre et concertation : l’ANENA met en relation tous les acteurs du monde de la neige

Editions

L’ANENA édite de nombreux ouvrages, au premier rang desquels on trouve la revue Neige et Avalanches.
Contact :
ANENA – 15 rue E Calvat
38000 Grenoble
tel 04 76 51 39 39
fax : 04 76 42 81 66
E-mail

Site internet

L'ARVA (Appareil de Recherche de Victimes en Avalanche)

C’est un émetteur-récepteur porté sous les vêtements par tous les pratiquants de la montagne enneigée (skieurs hors pistes, randonneurs, raquettistes, glaciairistes…)

Pendant une sortie il est en position émetteur en permanence.

En cas d’avalanche, les témoins peuvent immédiatement commencer la recherche des victimes en commutant l’appareil en position réception.

En suivant des techniques de recherche simples et précises, il est ainsi possible de sortir les personnes ensevelies dans un laps de temps très court et ainsi de leur donner un maximum de chances de survie.

Utilisation, mode d’emploi

Pour être efficace avec un ARVA il faut savoir s’en servir en mode recherche. Il ne faut pas attendre l’accident pour apprendre car avec le stress et la confusion, la recherche doit être comme un réflexe.

Entraînez vous et entraînez vous encore à la recherche avec ARVA avant l’accident.

Le point sur les fréquences

En cas d’accident, l’ARVA de chaque utilisateur doit pouvoir « interagir » avec l’appareil des autres personnes présentes (ceux en émission et ceux en réception, de quelque marque qu’ils soient). Pour cela tous les ARVA aujourd’hui commercialisés en Europe émettent (et réceptionnent) sur une même fréquence radio : 457 Khz. C’est une norme internationale.

Notons cependant que, dans l’histoire récente, d’autres types d’appareils on été commercialisés

  • Les appareils monofréquences 2,275 kHz (type Pieps 1) sont obsolètes et ne doivent plus être utilisés
  • Les appareils bifréquences 2,275 et 457 kHz (type ARVA 4000, Orthovox F2) sont en voie de disparition

Lors d’un voyage en pays lointain, il peut être judicieux de se renseigner sur le type d’appareils utilisés sur place. Ne pas hésiter à louer des appareils sur place si la fréquence utilisée n’est pas la même que vos appareils.

Les erreurs à éviter

  • Porter sont ARVA juste sous sa veste : dès qu’il fait plus chaud, en enlevant sa veste l’ARVA apparaît à l’air libre : en cas d’avalanche il risque d’être arraché !
  • Partir sans pelle à neige ni sonde : vous venez de trouver une personne ensevelie en moins de 5 minutes mais il vous en faut 45 pour la dégager à la main… le temps de mourir asphyxié sous la neige
  • Partir avec des piles très usées (ou sans piles en début de saison)
  • Ne pas s’entraîner au maniement de l’appareil : en cas d’avalanche, le stress n’aidant pas, vous devrez avoir les réflexes qui sauve. Pour cela, entraînez vous régulièrement !
  • Laisser l’ARVA au fond du sac : même allumé, cela ne sert qu’à retrouver le sac si celui ci est arraché par la force de l’avalanche.

Il faut

  • Savoir renoncer à une course, l’ARVA n’est pas un « bouclier » à avalanche, ni une garantie de survivre…
  • Contrôler le bon état de marche et la mise en route de tous les appareils en commençant chaque randonnée. On évite ainsi les appareils en pannes ou les randonneurs étourdis qui ne l’auraient pas branchés.
  • Lors d’un voyage sur un autre continent, vérifier que la fréquence d’utilisation des locaux correspond bien à celle utilisée en Europe soit 457 Khz

L’ARVA est le seul appareil de détection adapté à la pratique du ski-alpinisme ou du ski de randonnée (ou de la raquette à neige) du fait de la rapidité de sa mise en oeuvre en cas d’avalanche, à partir du moment ou tous les participants en sont équipés.

Utilisation : ski, raquettes à neige, surf, cascade, alpinisme hivernale (et estival si nécessaire)

Poids : 300 grammes environ avec les piles

Prix public indicatif : 180 à 300 Euros

Pour en savoir plus sur les ARVA

  • Utilisation de l’ARVA lors d’un secours en avalanche
  • Comparatif sur les ARVA nouvelle génération
  • Point de vue sur les ARVA nouvelle génération
  • Attention : interférences ARVA / téléphone portable

Remarque : la sonde fait partie de la trilogie ARVA + pelle + sonde indispensable pour la recherche efficace d’une victime d’avalanche.

DVA - Détecteur de victime d'avalanche (aussi appelé ARVA)

C’est un émetteur-récepteur porté sous les vêtements par tous les pratiquants de la montagne enneigée (skieurs hors pistes, randonneurs, raquettistes, glaciairistes…)

Pendant une sortie il est en position émetteur en permanence.

En cas d’avalanche, les témoins peuvent immédiatement commencer la recherche des victimes en commutant l’appareil en position réception. En suivant des techniques de recherche simples et précises, il est ainsi possible de sortir les personnes ensevelies dans un laps de temps très court et ainsi de leur donner un maximum de chances de survie.

Utilisation, mode d’emploi

Pour être efficace avec un DVA il faut savoir s’en servir en mode recherche. Il ne faut pas attendre l’accident pour apprendre car avec le stress et la confusion, la recherche doit être comme un réflexe.

Entraînez vous et entraînez vous encore à la recherche avec DVA avant l’accident.

Le point sur les fréquences

En cas d’accident, le DVA de chaque utilisateur doit pouvoir « interagir » avec l’appareil des autres personnes présentes (ceux en émission et ceux en réception, de quelque marque qu’ils soient). Pour cela tous les DVA aujourd’hui commercialisés en Europe émettent (et réceptionnent) sur une même fréquence radio : 457 Khz. C’est une norme internationale.

Notons cependant que, dans l’histoire récente, d’autres types d’appareils on été commercialisés

  • Les appareils monofréquences 2,275 kHz (type Pieps 1) sont obsolètes et ne doivent plus être utilisés
  • Les appareils bifréquences 2,275 et 457 kHz (type ARVA 4000, Orthovox F2) sont en voie de disparition

Lors d’un voyage en pays lointain, il peut être judicieux de se renseigner sur le type d’appareils utilisés sur place. Ne pas hésiter à louer des appareils sur place si la fréquence utilisée n’est pas la même que vos appareils.

Les erreurs à éviter

  • Porter sont DVA juste sous sa veste : dès qu’il fait plus chaud, en enlevant sa veste le DVA apparaît à l’air libre : en cas d’avalanche il risque d’être arraché !
  • Partir sans pelle à neige ni sonde : vous venez de trouver une personne ensevelie en moins de 5 minutes mais il vous en faut 45 pour la dégager à la main… le temps de mourir asphyxié sous la neige
  • Partir avec des piles très usées (ou sans piles en début de saison)
  • Ne pas s’entraîner au maniement de l’appareil : en cas d’avalanche, le stress n’aidant pas, vous devrez avoir les réflexes qui sauve. Pour cela, entraînez vous régulièrement !
  • Laisser le DVA au fond du sac : même allumé, cela ne sert qu’à retrouver le sac si celui ci est arraché par la force de l’avalanche.

Il faut

  • Savoir renoncer à une course, le DVA n’est pas un « bouclier » à avalanche, ni une garantie de survivre…
  • Contrôler le bon état de marche et la mise en route de tous les appareils en commençant chaque randonnée. On évite ainsi les appareils en pannes ou les randonneurs étourdis qui ne l’auraient pas branchés.
  • Lors d’un voyage sur un autre continent, vérifier que la fréquence d’utilisation des locaux correspond bien à celle utilisée en Europe soit 457 Khz

Le DVA est le seul appareil de détection adapté à la pratique du ski-alpinisme ou du ski de randonnée (ou de la raquette à neige) du fait de la rapidité de sa mise en oeuvre en cas d’avalanche, à partir du moment ou tous les participants en sont équipés.

Utilisation : ski, raquettes à neige, surf, cascade, alpinisme hivernale (et estival si nécessaire)

Poids : 300 grammes environ avec les piles

Prix public indicatif : 180 à 300 Euros

Pour en savoir plus sur les DVA

  • Utilisation du DVA lors d’un secours en avalanche
  • Entretien des DVA
  • Attention : interférences DVA / téléphone portable

Remarque : la sonde fait partie de la trilogie DVA + pelle + sonde indispensable pour la recherche efficace d’une victime d’avalanche.

* ARVA = DVA = Détecteur de Victime d’Avalanche.

ARVA et téléphone portable

Un récent et dramatique accident d’avalanche a mis sur le devant de la scène le problème des interférences qui peuvent survenir entre Arva en réception et téléphones portables allumés (voir les circonstances exactes). De nombreuses demandes ont été faites à l’ANENA pour savoir quelle attitude adopter. Il est actuellement difficile d’avoir une opinion précise sur ce sujet dans la mesure où aucune étude scientifique poussée ni exhaustive n’a été menée sur ce thème. Par ailleurs, l’ANENA n’a actuellement ni les compétences ni les moyens humains ou financiers pour prendre à son compte une telle étude.

Une petite expérience avec cinq Arva de cinq modèles (ARVA 9000, Barryvox Mammut, Ortovox F1 focus, Ortovox M1 et Tracker DTS) a toutefois été menée dans les locaux de l’ANENA. De cette expérience, il ressort qu’il existe effectivement un risque d’interférence : un Arva (quelle qu’en soit la marque) placé en réception à côté (moins de 40 à 50 cm) d’un téléphone portable peut donner l’impression qu’il reçoit le signal d’un Arva en émission. Bien sûr, cette expérience ne prétend pas être représentative d’une réalité probablement plus complexe. Elle montre cependant qu’il est possible (mais pas forcément certain) qu’un téléphone portable allumé perturbe un sauveteur qui le porterait sur lui, pendant une recherche à l’Arva.

Chacun pourra vérifier avec son propre portable et son propre Arva et en tirer les conséquences en fonction des résultats de sa propre expérience.

Dans le doute et dans la mesure où cela sera possible, il sera prudent d’éteindre son téléphone portable lors d’une recherche à l’Arva. Si cela n’est pas possible, on pourra placer le téléphone à plus de vingt mètres du dépôt de l’avalanche, en le confiant à une personne qui ne participe pas directement aux recherches. Enfin, si vous n’êtes pas suffisamment nombreux, vous pourrez placer le téléphone dans votre sac à dos en veillant à ce que la distance entre l’Arva et le téléphone soit d’au moins 50 cm. Et si votre Arva vous donne un signal de réception irrégulier ou fantaisiste, donc inexploitable, éteignez votre téléphone !

François Sivardière, Directeur de l’ANENA

ARVA et téléphone portable : circonstances d'un accident

Bernard Giraudon nous rapporte les circonstances dans lesquelles s’est déroulé l’accident ayant mis en avant les problèmes d’interférences ARVA/portable.

Rétablissons les faits : (ceci est contrôlable auprès du P.G.H.M. de JAUSIERS). Une dizaine de pisteurs sont partis déclencher des avalanches. En redescendant un des pisteurs a quitté le groupe et s’est retrouvé enseveli. Un peu plus tard, ses copains ne l’ayant pas vu arriver, sont remontés pour le chercher. Voyant une avalanche fraîche, ils ont pensé qu’il pouvait se trouver dans un creux alors qu’en réalité il se trouvait 60 à 80 m plus loin dans une pente. Il y avait 4 ARVA 9000 et 6 Ortovox, et la victime portait un Ortovox F1 ancien modèle. Un des sauveteurs qui avait un ARVA 9000 en reception, avait également un portable sur lui. Lorsqu’il a entendu un bip, que la flêche rouge s’est allumée et que l’écran a affiché 50, il a imédiatement prévenu ses collègues  » qui ont éteint leurs arvas pour se concentrer sur l’ARVA 9000 qui avait reçu, semblait il, un signal » (première faute). Le sauveteur avec portable, au lieu de constater qu’il recevait un ou deux bips irréguliers, que la diode s’allumait et s’éteignait, et que le chiffre indiqué passait de 50 à 12 puis 36 etc… donc preuve de signaux parasites, a perdu 50 minutes à chercher avant d’appeler le P.G.H.M. Arrivés sur place, les gendarmes qui eux, ne confondent pas des parasites irréguliers avec un signal régulier d’émission arva, ont retrouvé, avec un des pisteurs portant un ARVA 9000 sans portable, la victime en quelques minutes. Il est important de signaler que le chef des pisteurs a démissionné…

A la suite de cela, alors que nous savions tous que TOUS les arvas sont parasités par les émissions électromagnétiques en général (néon, lignes haute tension, ordinateurs etc…) nous avons fait des tests avec les portables et sommes arrivés aux résultats suivants : Tous les arvas sont plus ou moins parasités avec les portables en général, mais plus ou moins selon les marques des portables. Le parasitage peut varier entre 10 cm et 50 cm et très exceptionnellement plusieurs mètres. Pour les analogiques, ils reçoivent des bips fantaisistes, et les leds s’allument de la même façon. Pour les numériques, bips et allumage des leds se produisent de façon anarchique et les chiffres indiqués ne sont pas stables. Faîtes vous même les tests, mais il est important de constater  » qu’un ARVA n’est pas parasité en émission »…heureusement pour les victimes qui ne pourraient pas éteindre leur portable. Lorsque les gendarmes font une recherche arva, ils réclament ce qu’on appelle le « silence radio », c’est à dire que TOUT doit être éteint.

A l’entière disposition de tous pour parler des arvas en général et du 9000 en particulier.

Bernard GIRAUDON (Société Nic Impex)

ARVA nouvelle génération : la grande illusion ?

Depuis un peu plus de deux ans, depuis l’apparition de la nouvelle génération d’ARVA, en réponse à l’espoir des utilisateurs de voir arriver un appareil magique, et à leur inquiétude de ne pas savoir l’identifier, chacun explique à qui veut l’entendre la supériorité incontestable de tel ou tel nouveau matériel.

Tout cela est bien normal, bien dans l’ordre des choses, et a d’ailleurs toujours existé. Mais ce qui est nouveau, c’est que la sophistication croissante des appareils nécessite d’être très averti, beaucoup plus qu’autrefois, pour se faire une idée de ce qu’ils valent.

Il était donc logique que des organismes nationaux ou internationaux effectuent des essais propres à éclairer l’acheteur potentiel.

Après un travail énorme, qu’il convient d’ailleurs de saluer, après de nombreux tests et de nombreuses consultations, l’Anena vient de produire un document que tout le monde attendait : « Que penser des Arva de l’an 2000 ? ». Sa lecture m’a cependant laissé perplexe, et je me demande si la montagne n’a pas accouché d’une souris, sous la forme de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

Alors, même si j’ai un peu perdu pied sous cette avalanche de nouvelle technologie, je crois avoir eu par le passé quelques compétences en matière d’Arva qui me permettent de jouer le poil à gratter face au consensus mou et dangereux qui semble s’installer. Mes relations avec les fabricants ou distributeurs s’en ressentiront probablement (et je le regrette : ce sont pratiquement tous des amis !), mais il faut bien qu’il y ait quelqu’un qui ait le courage de pointer les insuffisances des nouveaux Arva, si on veut un jour arriver à un matériel qui convient bien à l’usage auquel il est destiné : dégager rapidement de la neige les victimes d’avalanches.

Quelques petits rappels basiques de la dure réalité de la recherche Arva me semblent nécessaires :

1 / Quand on a vraiment à se servir d’un Arva, c’est l’horreur, la catastrophe. Seuls ceux qui ont vécu cette situation savent à quel point c’est vrai, et à quel niveau de stress on est soumis. Quand on a connu ça, on n’a ni l’envie ni le droit de dire qu’un appareil est « plutôt bien » ou « pas trop mal ». On se doit de dire soit qu’un appareil convient pour effectuer une recherche réelle, soit qu’il présente un ou plusieurs défauts rédhibitoires.

2/ Un Arva qui convient est un Arva qui émet, c’est-à-dire que non seulement il ne doit pas tomber en panne, mais de plus il doit permettre de contrôler et de gérer correctement l’usure des piles, faute de quoi, l’expérience montre qu’un jour ou l’autre, on se retrouve avec un appareil qui n’émet plus, et qui ne reçoit pas davantage.

3/ Un Arva qui convient est un Arva dont, au sein d’un groupe, le responsable peut contrôler le fonctionnement, en émission et si possible en réception, pour chaque participant, chaque matin, dès le départ. L’expérience montre que si ce contrôle n’est pas facile, il est négligé, et que s’il est négligé, on se retrouve très vite, avec des participants qui n’ont pas branché leur appareil.

4/ Un Arva qui convient est un Arva qui permet la recherche multiple, celle qui est la plus délicate. Un appareil performant en recherche simple peut ne pas l’être en recherche multiple, et seuls des essais sérieux permettent de vérifier ce point essentiel.

5/ Un Arva qui convient est un Arva qui est suffisamment performant dans chacune des trois phases de la recherche. S’il n’est performant que dans l’une ou dans deux de ces phases, il ne convient pas.

Pour chacune de ces phases (primaire, secondaire, localisation finale), l’expérience montre que :

  • Recherche primaire : dès que l’avalanche a quelque importance cette recherche prend beaucoup de temps. Le magnifique schéma que l’on trouve dans tous les manuels et dans tous les modes d’emplois, montrant des sauveteurs disciplinés répartis à intervalles réguliers ne résiste pas un instant à la dure réalité. Même en exercice, c’est la pagaille ! Et l’expérience montre que le risque de « manquer » une victime est très grand, même avec des appareils de grande portée théorique.
  • Recherche secondaire : elle pose certes problème à un certain nombre de personnes, mais c’est la phase de recherche finalement la plus facile à maîtriser, et qui dure le moins longtemps.
  • Localisation finale : malgré l’usage de la sonde, c’est la plus technique, et c’est à ce moment qu’ont lieu le plus souvent les plus grosses pertes de temps.

On pourra contester, bien sûr ces affirmations. Elles expriment mes convictions personnelles, étayées par plus de vingt-cinq ans d’enseignement et de pratique de l’Arva, ainsi que d’observation de la pratique de personnes de tous niveaux d’expérience.

Reprenons maintenant le rapport « Que penser…» de l’Anena, en ce qui concerne les quatre Arva de la nouvelle génération (et seulement ceux-ci : les utilisateurs ont eu largement le temps de se faire une opinion du cinquième appareil testé, de l’ancienne génération, depuis le temps qu’il existe) en examinant un à un les points 2 à 5 énumérés ci-dessus :

Contrôle de l’état des piles

  • Le rapport Anena est silencieux.
  • Pourtant, je trouve l’un des appareils testés insuffisant, avec un indicateur de charge sommaire, qui ne laisse aucune possibilité de gérer correctement le remplacement des piles. L’expérience (encore !) montre qu’il est très facile avec cet Arva de se retrouver avec des piles insuffisantes et un appareil qui n’émet plus. C’est d’autant plus surprenant et affligeant que le fabricant en question avait atteint depuis longtemps l’excellence en la matière, sur ses modèles précédents…

Facilité de contrôle avant le départ :

  • Le rapport est également silencieux.
  • Et pourtant, avec l’un des appareils au moins, ce contrôle est difficile, au point d’être dissuasif.

Recherche multiple :

  • Le rapport dit que le test n’a pas pu être fait, faute de temps, mais qu’un test de réception (pas de recherche, ce qui est totalement différent) de plusieurs émetteurs a été effectué… Je ne vois pas là matière à rassurer l’utilisateur potentiel !
  • Surtout si l’on sait que, avec au moins l’un de ces appareils de la nouvelle génération, selon la marque des émetteurs, de nombreux utilisateurs n’arrivent pas à effectuer de recherche multiple correcte. Pour l’un des Arva testés, il nous a dernièrement fallu cinq minutes, à quatre personnes installées bien au chaud, dont deux qui « savaient », pour finalement ne pas réussir à passer du mode numérique au mode analogique, sensé nous permettre une recherche multiple plus facile… Je sais bien qu’il faut apprendre, mais à force de presser des boutons, on arrive à mélanger la montre, l’altimètre, le magnétoscope, le GPS et… l’Arva. Alors, en situation de stress…

Performance des appareils lors des différentes phases de recherche :

  • Recherche primaire : le rapport dit, et c’est son plus grand mérite, bien qu’il n’en tire pas les nécessaires conséquences, que pour trois des quatre appareils de la nouvelle génération, la portée utile est divisée par deux, par rapport à ce que nous connaissons depuis dix ans sur l’ensemble des Arva.

Il est étonnant de considérer que depuis toujours, les fabricants cherchaient, pour augmenter l’efficacité de leurs Arva, à en augmenter la portée. En la matière, le consensus était jusque-là total, chacun mettant en évidence la grande portée de son matériel. Si le rapport Anena dit juste, et je ne vois pas de raisons d’en douter, vu le nombre d’essais effectués, voilà que tout à coup, on divise cette portée par deux, revenant en la matière aux performances du Pieps 1 des années 70 ! Le rapport de l’Anena ne semble pas s’en émouvoir… L’utilisateur avalera-t-il la couleuvre ?

  • Recherche secondaire : le rapport se fait largement l’écho de l’amélioration, parfois considérable, de la facilité de cette recherche secondaire, pour les trois appareils qui sont réellement directionnels.

On peut simplement se poser la question de savoir si ce réel progrès n’est pas trop cher payé, vu le coût en matière de portée…

  • Recherche finale : le rapport Anena semble trouver qu’il n’y a pas de grosse amélioration dans ce domaine, par rapport aux appareils de la précédente génération.

Ayant personnellement essayé tous les appareils en recherche finale, à laquelle je suis, il est vrai, bien entraîné, je trouve au contraire une amélioration nette pour tous les appareils, et c’est le point le plus positif que je vois dans l’affichage numérique, car répétons le, c’est dans la recherche finale que l’on perd le plus de temps. Par contre la technique à utiliser (la croix finale) reste inchangée et demande toujours un apprentissage sérieux, plus qu’une confiance aveugle dans un appareil magique.

On comprendra à ce long discours que je me demande si le rapport de l’Anena ne sacrifie pas au mythe qui voudrait que la technique nous dispense du savoir faire, et à l’imaginaire collectif qui voudrait que le progrès nous sauve de tout.

Il me semble que les critères de jugement qui sont retenus pour les tests de l’Anena ne sont pas toujours les plus pertinents. Lorsqu’ils mettent l’accent sur un élément important (la portée), la mollesse des conclusions me laisse rêveur…

Je comprends bien, avec cette phrase de l’introduction, « L’objectif est de fournir… des informations… sans prendre parti pour ou contre (sauf grave dysfonctionnement) », que le but du rapport est d’informer, mais je me dis que la masse d’informations secondaires donnée noie l’information essentielle, et que par ailleurs, tout le monde ne place pas les « graves dysfonctionnements » au même niveau.

Le niveau où je les place (qui est celui du skieur qui aura peut-être malheureusement à se servir de son Arva dès cet hiver pour sortir un compagnon d’une avalanche) me conduit à cette navrante constatation : tous les appareils de la nouvelle génération me semblent présenter au moins une insuffisance rédhibitoire.

D’ailleurs, pour cet hiver 2001, malgré ma tendance habituelle à être équipé du matériel dernier cri, j’ai remplacé tous les nouveaux appareils que je possédais par des modèles dits de l’ancienne génération !

Point de vue personnel de Claude Rey, Guide, le 03/01/00

L'entretien des DVA

Ce type d’appareils comme tous les appareils électroniques exige des précautions de la part de l’utilisateur que ce soit en période d’utilisation ou entre les périodes d’utilisation.

  • Arrêter l’appareil après chaque sortie et en particulier à l’arrivée dans le refuge.
  • Des entraînements fréquents consomment beaucoup d’énergie. La Réception demande de 5 à 10 fois plus d’énergie que l’Emission.
  • Il faut tester régulièrement la charge des piles. Dans le doute, les changer. Elles sont utilisables pour d’autres destinations. Une utilisation journalière implique donc plusieurs changements dans l’hiver.
  • Utiliser des piles alcalines de type LR6 haut de gamme (ou LR3 en fonction des appareils). Des piles en mauvais état diminuent les performances. Jamais de batteries rechargeables: elles tiennent moins bien la charge. Pas de piles au lithium non plus ; leur interruption soudaine de fonctionnement peut être un danger.
  • Faire sécher l’appareil, en sortant les piles, après usage dans l’humidité (pluie, neige, transpiration).
  • Ne pas laisser l’appareil près d’une source de chaleur intense (radiateur).
  • Éviter les chocs sur l’appareil.
  • Entreposer l’appareil dans un endroit sec et de préférence l’envelopper dans une protection lors des transports
  • A la fin de la saison sortir les piles de l’appareil pour éviter une possible détérioration interne (coulures). Mais les laisser :accrochées, sur l’appareil en cas d’utilisation inopinée et imprévue (estivale, secours…)

*DVA = Détecteur de Victime d’Avalanche.

Comportement en cas d'avalanche

Pendant l’avalanche

Observer si possible pendant toute la durée du phénomène la ou les personnes emportées et tenter de déterminer le plus précisément leur parcours, du point de départ au point où elles disparaîtront définitivement avant que l’avalanche s’arrête.

Repérer ce dernier point. De ces observations dépendront en grande partie les chances de retrouver rapidement les victimes.

En effet il est probable que la victime se trouve dans une « zone préférentielle », délimitée par un angle d’environ 60′ dont le sommet se situe au point où la victime a été vue pour la dernière fois et dont la bissectrice est sensiblement dans le prolongement de la trajectoire de cette victime (Fig 4).

Remarque

Si l’observation de la victime pendant l’avalanche n’a pu se réaliser, tenter de déterminer, immédiatement après l’arrêt du mouvement de la neige, la trajectoire qu’elle avait suivit en repérant des indices abandonnés le long du parcours de l’avalanche (objets divers, gants, sac, vêtements, etc … ).

La zone préférentielle ne doit cependant pas être la seule surface à être investie par les sauveteurs qui doivent aussi ne pas négliger l’ensemble de la zone d’arrêt, Comme son nom l’indique cette zone préférentielle doit être privilégiée dans l’ensemble des recherches.

Immédiatement après l’avalanche

Aborder dans les meilleurs délais la zone d’arrêt ou zone de dépôt de l’avalanche.

Les témoins sont en amont

Si le groupe des témoins se trouvent en amont de l’avalanche l’approche se fait par le haut de préférence sur la zone de parcours de l’avalanche afin de pouvoir repérer les indices abandonnés ce qui permet aussi d’éviter de déclencher une avalanche secondaire à proximité de la première.

Le début des recherches s’effectue vraiment à partir du point où la victime a été vue pour la dernière fois et si ce point n’a pu être repéré, à partir de la limite supérieure de la zone d’arrêt ainsi que sur toutes les zones de dépôt laissées sur le parcours de l’avalanche à l’occasion des mouvements de terrain (creux, diminution de la pente, talus, etc…) ou d’obstacles naturels (arbres, rochers, bosses, etc…) (Fig 4).

Les témoins sont en aval

Si le groupe de témoins se trouve en aval de l’avalanche, aborder la zone d’arrêt par sa limite inférieure.

Les témoins sont à son niveau

Si le groupe de témoins se trouve au niveau de la partie intermédiaire, aborder les recherches à ce niveau là en répartissant les sauveteurs vers le haut et vers le bas (fig 4).

L’alerte

Ne pas oublier de donner l’alerte.

Les préparatifs de la recherche

L’organisation efficace des recherches implique avant tout que l’un des sauveteurs prenne la direction de l’opération. Celui-ci sera le leader reconnu comme tel par son expérience ou s’imposera immédiatement parce qu’étant le plus fort psychologiquement.

Déterminer dans un premier temps un dépôt de matériel, facilement accessible et à l’abri d’autres dangers afin d’éviter de brouiller les pistes de recherche par des objets abandonnés, çà et là, par les sauveteurs sur le parcourt ou sur la zone d’arrêt de l’avalanche.

Commence alors vraiment les recherches qui peuvent se dérouler à ski ou à pied, en fonction de la configuration de la zone d’arrêt.

Les sauveteurs doivent être munis d’un objet permettant de sonder (bâton sonde, bâton de ski, sonde spéciale) ainsi que de pelles réparties au mieux sur l’ensemble de la zone d’arrêt.

Recherche avec un groupe équipé d’ARVA

Tous les appareils doivent être réglés en position « recherche ». Mais éviter de tomber dans l’erreur, si l’effectif est assez important (3 à 6 personnes) et si la surface de la zone d’arrêt est modérée (quelques milliers de mètres carrés), de mobiliser tous les sauveteurs pour une recherche systématique avec les ARVA.

Dans ce cas il est préférable, pour des raisons d’efficacité, de consacrer une partie des sauveteurs à des recherches préliminaires de surface :

  • Recherches auditives,
  • Recherche visuelle d’indices (vêtements, équipement)
  • Sondage sur les zones préférentielles (Fig 5).

Ces sauveteurs se répartissent sur l’ensemble de la zone d’arrêt qu’ils parcourent rapidement.

L’autre partie des sauveteurs, les mieux entraînés à l’utilisation de L’ARVA, effectue une recherche systématique selon les méthodes indiquées (voir fiche : Recherche par A.R.V.A.).

Recherche avec un groupe non équipés d’A.R.V.A

Cette situation devrait, dans un futur proche, considérablement diminuer, voire disparaître, tellement l’ARVA est considéré maintenant comme faisant partie intégrante de l’équipement du skieur pratiquant le hors piste ou la randonnée.

Mais cependant quel que soit le taux d’utilisation de cet appareil, et quand bien même chaque pratiquant en possédait un, les probabilités de non fonctionnement, pour diverses raisons (oubli, erreur, panne, etc…), demeureront. Ce type de situation doit donc être envisagé.

Dans ce cas les sauveteurs ne peuvent qu’utiliser les équipements dont ils disposent (bâtons, bâtons sondes, sondes, skis, piolets, etc…) pour sonder.

Dans le même temps ils tentent de repérer à la surface des indices (objets, appartenants aux victimes, perdus pendant l’avalanche) ainsi que des équipements encore rattachés à la victime (skis, bâtons, cordelette à avalanche) ou une partie du corps (membre dépassant à la surface de la neige

Comment procéder

Les zones préférentielles :

  • Accumulation de neige dans les creux,
  • Les replats,
  • L’extérieur des courbes,
  • Les contre-pentes,
  • Amont des rochers et des arbres,
  • Tout endroit ou le corps de la victime a pu se trouver bloqué avec une partie de la neige en mouvement.

Si cette première démarche donne aucun résultat, les sauveteurs se regroupent (un ou plusieurs groupes selon l’effectif) afin d’effectuer un sondage plus systématique qui continue à privilégier les zones préférentielles en partant de celles où les chances de retrouver les victimes sont estimées les plus importantes. Dans l’exemple de la figure 5, commencer par :

  • 1′) zone 5-2
  • 2′) zone 4-3
  • Y) zone 6-1

Remarques

Chaque groupe ou vague est composé de plusieurs personnes dont le nombre est déterminé selon deux critères: effectif total des sauveteurs et nombre de zones préférentielles sondées simultanément. Il s’agit là d’un sondage large, soit 70 cm entre chaque sondage. les sauveteurs progressent ensemble (Voir paragraphe H-2.2 Recherche par sondage).

Effectuer éventuellement plusieurs passages sur la même zone.

Si le manteau neigeux est formé d’une neige molle ou poudreuse, ne pas négliger de sonder aussi la partie extérieure immédiate de la zone d’arrêt, là où la victime a pu être projetée sans qu’aucune trace à la surface n’apparaisse (fig 5).

  • Les chances de retrouver les victimes rapidement étant limitées, ce type de situation justifie que l’alerte soit donnée dans les meilleurs délais (si possible!) sans que cela ne compromette le résultat des premières recherches.

Dans la perspective de l’arrivée des secours organisés les sauveteurs témoins de l’avalanche doivent garder en mémoire, grâce à un repère fixé par eux, les points de départ des victimes ainsi que l’endroit où elles ont été vues pour la dernière fois. Il est préférable aussi de baliser les zones préférentielles et autres secteurs, ayant été spécialement sondés.

Dégagement des victimes

Déterminer avec précision l’emplacement du corps et si possible celui de la tête. C’est le résultat à obtenir lors de la recherche finale avec ARVA + sonde, afin de gagner de précieuses minutes pouvant être déterminantes pour la survie de la victime.

  • Dégager la neige à l’aide d’une pelle (quatre fois plus rapide qu’avec le talon d’un ski ou avec les mains).
  • Chercher avant tout à atteindre et à dégager la tête.
  • Ne pas bouger la victime tant qu’un examen de son état physique n’a pas été fait.
  • Aménager le trou dans lequel se trouve la victime en effectuant une surface de dégagement à côté de celle-ci. Ce qui permettra de lui apporter les premiers soins et de préparer correctement son évacuation.

Premiers soins

Attention : ce paragraphe est un simple rappel.

Les pathologies

Les victimes dégagées des avalanches présentent des lésions externes variées, mais on retrouve toujours trois facteurs plus ou moins associés:

a) L’asphyxie

Elle représente environ 80% des cas:

  • Par obstruction: bouchon de neige dans les voies aériennes supérieures.
  • Par écrasement du thorax sous le poids de la neige.
  • Par lésions pulmonaires provoquées par le souffle de l’avalanche

b) Les lésions traumatiques

Les lésions traumatiques sont provoquées par la présence de bloc rocheux ou d’arbres, ou simplement par le mouvement de la neige (torsion des membres et du rachis).

c) L’hypothermie

Elle est majorée par l’infiltration de neige poudreuse sous les vêtements et par l’humidité qui en résulte.

Conduite à tenir

a) Asphyxie

  • Contrôle de la respiration et du pouls,
  • Couleur cyanosée, présence de neige sur le visage.
  • L.V.A. (dégagement des voies aériennes),
  • « Bouche à bouche » si la victime ne respire pas
  • Oxygène le plus vite possible
  • Surveiller

b) Lésions traumatiques

  • Attention au dos (rachis),
  • Arrêter les hémorragies éventuelles
  • En cas de lésions internes, danger. De choc: mettre en bonne position d’attente (tête basse)
  • Immobiliser les membres fracturés.

c) L’hypothermie

Protéger du froid: couche épaisse de vêtements sous la victime.

Abriter du vent et couvrir. Il est souvent mieux de laisser la victime à l’abri dans son trou.

En cas d’hypothermie :

  • Conscience claire : réchauffer par vêtements et boissons.
  • Conscience perturbée (s’éveille mais semble indifférent) : dégager avec ménagement, envelopper hardiment, pas de boisson.
  • Sans connaissance : ne pas réchauffer si transport par hélicoptère, sinon réchauffer le tronc.
  • Ni respiration, ni pouls : respiration artificielle, massage cardiaque externe prudent.
  • Ne pas réchauffer, éviter toute mobilisation brutale. Transport par hélicoptère.

BIBLIOGRAPHIE

Guide pratique des avalanches par Bruno Salm. Ed. Club Alpin Suisse, 1983.
Le risque d’avalanche par Werner Münter. Ed. Club Alpin Suisse, 1992.
Ski et sécurité par François Valla. Ed; Glénat, 1991.
The avalanche handbook par David Mc Clung et Peter Schaerer. Ed. The Mountaineers, 1993.

Ce que décrivent les indices de l'échelle européenne des risques d'avalanche

1. Risque faible

La stabilité d’ensemble du manteau neigeux est bonne. Les conditions sont alors les plus favorables pour la pratique de la montagne. L’instabilité est peu marquée et localisée dans de très rares secteurs caractérisés par une forte déclivité, un environnement de crêtes ou de cols, comportant des ruptures de pente. Le risque de déclenchement n’est envisagé dans la majorité des cas que sous l’effet de fortes surcharges. L’activité avalancheuse naturelle ne peut se manifester que sous forme de coulées ou de petites avalanches de faible extension.

Entre 1993 et 1998, sur l’ensemble des massifs, aucun accident n’a été signalé alors que ce risque apparaît dans 15% des bulletins.

2. Risque limité

La stabilité d’ensemble est satisfaisante mais une instabilité localisée affecte quelques pentes dont l’exposition et l’altitude sont le plus souvent mentionnées. Le risque de déclenchement ne concerne qu’un nombre limité de pentes. Il n’est à craindre en général que sous l’effet de fortes surcharges (groupe de skieurs par exemple). L’activité avalancheuse spontanée reste également peu importante. Les coulées ou avalanches qui peuvent se produire sont, dans la très grande majorité des cas, de petite taille.

Entre 1993 et 1998, tous massifs confondus, près de 9% des accidents recensés ayant impliqué des skieurs sont couverts par un risque 2 qui apparaît dans 39% des bulletins.

3. Risque marqué

L’instabilité s’aggrave et s’étend à de nombreuses pentes dont les particularités topographiques sont généralement décrites dans le bulletin. Suivant les situations, il sera fait mention des zones les plus exposées, sans oublier que la réalité du terrain, notamment après des épisodes de neige ventée, exclut une localisation trop stricte des secteurs. L’instabilité est alors assez marquée pour que des déclenchements puissent se produire sous l’effet de faibles surcharges, comme le passage d’un seul skieur. Dans le cas où une activité avalancheuse  » naturelle  » est prévue, celle-ci doit se traduire par un nombre restreint d’avalanches, de moyenne importance dans la majorité des cas, quelques-unes d’entre elles seulement pouvant prendre une assez grande extension. Des dégâts matériels sont peu probables et restent exceptionnels dans ce type de situation.

Entre 1993 et 1998, tous massifs confondus, 42% des accidents recensés sont couverts par un risque 3 qui apparaît dans 34 % des bulletins.

4. Risque fort

L’instabilité affecte la plupart des pentes, dont les caractéristiques peuvent encore, mais plus rarement, être signalées dans le bulletin. Dans de nombreux secteurs concernés par cette instabilité, il existe une forte probabilité de déclenchement par faible surcharge (passage d’un seul skieur par exemple). Si le risque de déclenchements accidentels est toujours fort et préoccupant, il n’en est pas de même pour le risque de départs naturels. En effet l’indice 4 décrit des situations nivologiques très différentes où le risque de départ spontané d’avalanches peut être fort comme il peut être peu marqué ou même très faible. Ces nuances sont indiquées dans les bulletins.

Entre 1993 et 1998, tous massifs confondus, 42% des accidents recensés sont couverts par un risque 4 qui n’apparaît que dans 10% des bulletins.

5. Risque très fort

L’instabilité du manteau neigeux est alors très forte et généralisée : épisodes neigeux très actifs, froids et ventés, brutal réchauffement accompagné de pluie affectant un manteau neigeux peu transformé… De nombreuses et grosses avalanches peuvent se produire et atteindre des zones à faible pente (inférieure à 20°). Quelques unes des situations couvertes par un risque 5 présentent un caractère de gravité exceptionnelle. Des avalanches de grande ampleur, peuvent avoir de très graves conséquences tant sur le plan humain que matériel. Pylônes, bâtiments et routes peuvent être touchés et endommagés.

Dans les cas les plus préoccupants des bulletins spéciaux sont émis vers les services de sécurité régionaux et départementaux ainsi que vers les médias (bulletin régional d’alerte météorologique  » avalanche « , communiqués météorologique de presse).

Entre 1993 et 1998, tous massifs confondus, 7% des accidents recensés sont couverts par un risque 5 qui apparaît dans moins de 2% des bulletins.

L'échelle européenne des risques d'avalanche

Degré de danger

Stabilité du manteau neigeux

Probabilité de déclenchement

Conséquences pour les voies de communications et les habitations / recommandations

Conséquences pour des personnes hors pistes / recommandations

1

Faible

Le manteau neigeux est en général bien stabilisé.

Des déclenchements ne sont en général possibles que par forte surcharge(2) sur de très rares pentes raides extrêmes.
Seules des coulées peuvent se produire spontanément.

Pas de danger.

En général, conditions sûres.

2

Limité

Le manteau neigeux n’est que modérément stabilisé dans quelques pentes raides(1). Ailleurs, il est bien stabilisé.

Des déclenchements sont possibles surtout par forte surcharge (2) et dans quelques pentes indiquées dans le bulletin.
Des départs spontanés d’avalanches de grande ampleur ne sont pas à attendre.

Guère de danger d’avalanches spontanées.

Conditions favorables, pour la plupart.
La prudence est surtout conseillée lors de passages sur des pentes raides d’exposition et d’altitude indiquées dans les bulletins.

3

Marqué

Le manteau neigeux n’est que modérément à faiblement stabilisé dans de nombreuses pentes raides(1).

Des déclenchements sont possibles parfois même par faible surcharge(2) et surtout dans de nombreuses pentes indiquées dans le bulletin.
Dans certaines situations, quelques départs spontanés d’avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.

Des départs exposées mises en danger sporadiquement. Des mesures de sécurité sont à recommander dans certains cas.

Conditions partiellement défavorables.
L’appréciation du danger d’avalanche demande de l’expérience.
Eviter autant que possible les pentes raides d’exposition et d’altitude indiquées dans les bulletins.

4

Fort

Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart des pentes raides(1).

Des déclenchements sont probables même par faible surcharge(2) dans de nombreuses pentes raides.
Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d’avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à attendre.

Des départs exposées mises en danger pour la plupart. Des mesures de sécurité sont à recommander.

Conditions défavorables.
L’appréciation du danger d’avalanche demande beaucoup d’expérience.
Se limiter aux terrains peu raides / considérer les zones de dépôt d’avalanches.

5

Très fort

L’instabilité du manteau neigeux est généralisée.

Spontanément, de nombreux départs de grosses avalanches sont à attendre y compris en terrain peu raide.

Danger aigu. Toutes les mesures de sécurité sont à recommander.

Conditions très défavorables.
La renonciation est recommandée.

(1) Le terrain expose au danger d’avalanche est décrites de manière plus détaillée dans le bulletin d’avalanches (altitude, exposition, topographie etc.)

(2) Surcharge: – forte (par exemple skieurs groupés, engin de damage, explosif) – faible (par exemple skieur seul, piéton)

Pentes raides: Des pentes d’inclinaison supérieure à environ 30 degrés Terrain peu raide: Des pentes d’inclinaison inférieure à environ 30 degrés Pentes raides extrêmes: défavorable en ce qui concerne l’inclinaison, la configuration du terrain, la proximité de la crête, la rugosité du sol.
Spontané: sans intervention humaine
Exposition: point cardinal vers lequel est tournée une pente
Exposé: signifie dans ce cas ‘particulièrement exposé au danger’

Les degrés de danger sont valable pour tous les Alpes
Il ne faut pas faire un simple état du niveau du risque, du style, risque 2 ou 3 on peut aller partout et 4 on range le matos. Car des courses en risque 3 peuvent être très dangereuses comme certaines en risque 4 le seront beaucoup moins, alors un conseil il faut absolument adapter son comportement en fonction des conditions rencontrées et parfois renoncer.

L'échelle européenne de risque d'avalanche - Guide d'utilisation

En avril 1993, répondant aux voeux de nombreuses associations de pratiquants de la montagne, un groupe de travail réunissant les services de prévision du risque d’avalanche des pays de l’arc alpin a adopté une échelle de risque d’avalanche commune. Cette échelle est utilisée par tous les pays de l’Europe occidentale.

Le principe de l’échelle

L’échelle européenne de risque d’avalanche comporte 5 niveaux de risque définis par une évaluation de la stabilité et de ses conséquences en terme de probabilité de déclenchement d’avalanche. Aucun des indices de risque n’est à négliger.

En montagne le risque 0 n’existe pas et le danger auquel s’expose le skieur, le surfeur ou le piéton avec ou sans raquettes, croît avec la valeur des indices.

Le risque d’avalanche n’étant pas un paramètre mesurable, chaque indice de l’échelle traduit non pas ce qui va se produire, mais ce qui peut se produire avec la meilleure probabilité, eu égard à l’analyse de la situation et à l’état des connaissances.

L’interprétation

Surcharges

Les indices sont ordonnés en fonction de l’évaluation de l’instabilité et de son extension géographique. La probabilité de déclenchement prend en compte la surcharge suffisante pour qu’il y ait déclenchement : plus l’instabilité est grande, plus la surcharge nécessaire est faible.

Une forte surcharge est typiquement celle imposée par un groupe de skieurs ou de piétons, une faible surcharge est celle provoquée par un skieur (ou piéton).

Cette notion de surcharge doit être considérée comme un indicateur relatif de l’instabilité et interprétée en termes statistiques.
Les indices 1 et 2 décrivent un risque de déclenchements  » surtout  » par forte surcharge; cela signifie que la très grande majorité des déclenchements sont à craindre par forte surcharge, sans exclure, dans de rares cas isolés, qu’une faible surcharge soit suffisante.
La façon de skier influe d’ailleurs sur cette notion de surcharge : skier en douceur ou en en force n’a pas le même effet sur le manteau neigeux.
Sur les Pentes raides et suffisamment raides…
Dans leur très grande majorité, les avalanches se produisent sur des pentes comprises entre 25 et 45°.
L’expression  » pentes raides  » utilisée dans la définition du risque faible (1) renvoie à une partie seulement de ces zones particulièrement propices aux avalanches non seulement en raison de leur déclivité, mais aussi de leur configuration, de la nature du terrain, de la proximité des crêtes.
Les  » pentes suffisamment raides  » recouvrent l’ensemble des pentes où des avalanches sont possibles.

Extension géographique…

Les termes  » rares « ,  » quelques  » utilisés pour les indices 1 et 2 indiquent une instabilité localisée à un petit nombre de pentes dont les expositions sont le plus souvent précisées dans le bulletin.

De  » nombreuses  » pentes (indice 3) signifient que l’instabilité s’étend et affecte un grand nombre de pentes dont les caractéristiques topographiques sont généralement décrites dans le bulletin.
Avec la  » plupart  » des pentes (indice 4) apparaît la notion de généralisation d’une forte instabilité qui peut affecter la majorité des pentes de l’ensemble des secteurs géographiques ou de certains secteurs caractérisés par une exposition, une tranche d’altitude ou une plage horaire. L’indice 5 traduit une très forte instabilité généralisée du manteau neigeux sur l’ensemble des pentes, quelle que soit leur orientation.

Départs et déclenchements

Des indices 1 à 4, l’échelle différencie les risques de déclenchement accidentel (provoqué par le skieur lui-même) et les risques de déclenchement naturel ( départ spontané, sans action extérieure). Lorsque l’indice 5 est utilisé, l’instabilité généralisée du manteau neigeux est telle qu’il n’est plus nécessaire distinguer le type de déclenchement. Pour éviter toute confusion, le terme  » départ  » concerne les avalanches qui se produisent spontanément, le terme  » déclenchement  » est réservé aux déclenchements provoqués par le ou les skieur(s).

Dans certaines situations

Dans la définition des indices 3 et 4, l’expression  » dans certaines situations  » signifie que si le risque de déclenchement accidentel est toujours de niveau 3 ou 4, marqué ou fort, il n’en est pas de même pour le risque de départs naturels qui peut être plus faible.

Ces nuances sont indiquées dans le corps du bulletin d’estimation du risque d’avalanche. C’est notamment le cas lorsque l’éloignement des dernières chutes de neige ou un manteau neigeux de faible épaisseur mais dont la structure est particulièrement sensible aux surcharges accidentelles, réduisent le risque de départs spontanés tout en maintenant un risque de déclenchement marqué ou fort.

Sur la taille des avalanches

Cette notion de taille ou de volume vaut surtout pour les avalanches spontanées en raison de leur potentiel destructeur et moins pour les avalanches déclenchées par les skieurs eux-mêmes, dont on sait qu’elles n’ont pas besoin d’être importantes pour avoir de graves conséquences.
Par coulées ou petites avalanches (indice 1), on entend des écoulements de neige de faible extension, ne provoquant pas de dégâts matériels. Le danger pour le skieur est alors surtout lié à la configuration du terrain : la rupture d’une plaque de moins de 20 cm d’épaisseur peut être suffisante pour entraîner un skieur et lui faire franchir une barre rocheuse.
Dans la définition de l’indice 2, (risque limité), l’expression  » des avalanches de grande ampleur ne sont pas à attendre  » signifie que la majorité des avalanches qui peuvent se produire seront de petite taille, quelques unes seulement d’entre elles pouvant être de taille moyenne.
Les indices 5 (toujours) et 4 (parfois) font références aux  » grosses avalanches « . Il s’agit des avalanches de grande ampleur, pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres de largeur ou de longueur, susceptibles de provoquer des dégâts matériels et qui constituent bien sûr un grand danger pour les skieurs.
Entre les coulées ou petites avalanches et les grosses avalanches, se situe le large éventail des avalanches de  » taille moyenne « , (indices 3 et 4), dont on peut dire qu’elles ne provoquent que très rarement des dégâts matériels et qu’elles constituent la majorité des avalanches déclenchées par les skieurs.

Entraînement à la recherche

Connaissance de l’appareil

L’entraînement à la recherche est la seule façon de gagner la course contre le temps. Il est très important de bien connaître les performance et les limites de son appareil. Pour cela,

  • Déterminer la portée maximale théorique et la portée pratique (voir fiche : Les portées).
  • Varier, dans la mesure du possible, les modèle en émission

Choix du lieu

Choisir une pente se terminant par un replat et délimiter clairement une zone « arrêt d’avalanche » fictive.

L’idéal est de faire la recherche sur le dépôt d’une ancienne avalanche.

Varier les approches (par le haut, le bas, le côté) et les moyens de déplacement (à pied, à ski, à ski et à pied).

L’entraînement les yeux fermés se fait sur un terrain plat, sans obstacle.

Entraînement par phase

Dissocier les trois phases de recherche et s’entraîner dans chacune d’elle.

L’entraînement avec un bandeau sur les yeux permet de s’habituer à ne faire confiance qu’à l’oreille (les débutants cherchent plus avec leur yeux)

La recherche finale se fait toujours avec une sonde et l’A.R.V.A. es t placé d ans un sac à dos enfoui sous 30 à 50 cm de neige: le volume reflète mieux la réalité pour le sondage et protège l’A.R.V.A..

Ne pas oublier de mettre l’A.R.V.A. caché en émission et s’assurer auparavant de son bon fonctionnement.

Entraînement à la vitesse

Lorsque les trois phases sont maîtrisées, faire une recherche complète chronométrée: le temps fait intervenir un stress qui reproduit, en partie, le stress lié à une véritable recherche.

Cacher plusieurs A.R.V.A. distants de 5 à 10 m ou très proches (1 à 2 m).

 

EPI

 

Randonnée montagne

 

Encordement avec la tête d’alouette

Difficile à défaire seul, ce nœud est presque uniquement utilisé dans un contexte d’encadrement de public difficile.

Quand l’utiliser ?

Encordement en milieu de corde (l’encordement en bout de corde se fait grâce au noeud de 8).

Description

  1. Passer une boucle de corde dans le pontet d’encordement (photo 1)
  2. Agrandir la boucle afin de la passer par dessus tête (photo 2)
  3. Ramener la boucle au sol et la faire revenir devant soit en la passant sous les pieds.
  4. Rétrécir la boucle en absorbant la corde, jusque résorber la boucle (photo 3)

Avantages

Difficile à défaire – Réglage des distances d’encordement en faisant coulisser le nœud, donc en restant encordé. – Mobilise peu de corde une fois réalisé

Inconvénients

Difficile à défaire – Mise en place longue – Mise en place délicate avec des crampons aux pieds

Encordement avec le double nœud d’arrêt

Ce nœud est maintenant le plus utilisé en randonnée et en randonnée glaciaire.
Il se fait rapidement et surtout se sert facilement.

Quand l’utiliser ?

Pour s’encorder rapidement en milieu de corde (en bout de corde c’est le noeud en 8 qui doit être utilisé)

Précaution

Sur des cordes neuves il faut bien le serrer

Description

  1. Passer une boucle de la corde dans le pontet central (photo 1)
  2. Faire un tour autour de la corde tendue (photo 2)
  3. Faire un 2e tour autour de a corde tendue (photo 3)
  4. Passer la boucle dans les deux tours (photo 4)
  5. Le nœud est terminé (photo 5)

Avantages

Facile à faire – Peu consommateur de corde – Facile à serrer

Inconvénients

En cas de chute il est difficile à desserrer

Encordement avec deux mousquetons à vis

Cet encordement est rapide à mettre en place mais il demande beaucoup de mousquetons. Pour chaque second il faut deux mousquetons.

Quand l’utiliser ?

On l’utilise lors d’une succession de passages encordés puis désencordés car la mise en place est rapide.

Précaution

Bien vérifier que les mousquetons soient sur le pontet d’encordement du baudrier (attention aux porte-matériels).

Description

  1. Réaliser un nœud de 8 (photos 1 et 2)
  2. Installer les deux mousquetons dans la boucle, les positionner tête-bêche (photo 3)
  3. Cliper le baudrier (photo 4)

Avantages

Rapide à mettre en place lorsque les manips d’encordement / décordement se multiplient

Inconvénients

Le nœud de 8 mobilise plus de corde qu’un nœud plus simple – Requiert du matériel supplémentaire (mousquetons à vis)

S'encorder avec des anneaux de buste

L’encordement lie les deux randonneurs et permet d’enrayer une glissade éventuelle. Les anneaux de corde permettent d’adapter continuellement la longueur de corde entre les randonneurs.

Quand l’utiliser ?

En terrain exposé (au dessus d’une barre rocheuse, d’un à pic, d’un torrent…) ou en terrain particulièrement glissant (névé, herbe humide, lauze…).

Pour assurer ou rassurer son second.

Description

  1. S’encorder en bout de corde (nœud en 8)
  2. Mettre son sac à dos
  3. Faire des anneaux de buste. Ils ne doivent ni être trop serrés, ni descendre en dessous du baudrier (photo 1)
  4. Avant le nœud, on fait passer la corde dans le pontet central du baudrier afin qu’une traction sur la corde d’assurage soit transmise au baudrier et non sur les anneaux (photo 2)
  5. Fermer les anneaux par un nœud de chaise (plus un nœud d’arrêt) ou un double nœud d’arrêt. (photos 3 et 4)
  6. Pour ajouter de la corde, défaire le nœud et laisser filer un à un les anneaux de buste.

Avantages

Permet de régler rapidement la distance de corde entre 2 personnes encordées – Cette technique permet de poser son sac à dos sans avoir à défaire et refaire ses anneaux puisqu’ils sont solidarisés au niveau du baudrier

Inconvénients

Sur glacier, en cas de chute en crevasse, les anneaux de corde ne sont pas mobilisables rapidement

Conseil

Ne pas enlever tous les anneaux en même temps, mais plutôt un par un (sinon risque des nœuds).

Assurer avec une corde sur un terrain sans protection naturelle, en progression continue et régulière

En randonnée cet encordement sert souvent à l’encadrement de débutants ou avec des seconds peu à l’aise. Il donne confiance et rassure.

Il permet à l’ensemble de la cordée de marcher ensemble et surtout de passer exactement au même endroit.

Important : Dans cette configuration on ne retient que le déséquilibre et pas une chute !

Quand l’utiliser ?

Exemple de terrain :

  • Traversée d’une pente herbeuse mouillée
  • Traversée d’une pente en terre sèche ou grasse
  • Sentier aérien sans protection

Précaution

  • Encorder très court pour ne pas laisser de liberté à son ou ses seconds
  • Tenir des anneaux à la main se résume à tenir deux boucles de 20 cm maximum.
  • Avec ses anneaux tenir une boucle de type « queue de vache »
  • Tenir la corde du coté aval
  • Laisser au maximum 1m entre chaque randonneur

Important : Dans cette configuration on ne retient que le déséquilibre et pas une chute !

Description

  1. On fait une queue de vache pour tenir son second « en laisse ». (photo 1)
  2. On peux stocker 1 ou 2 petits anneaux entre soi et la queue de vache. Ces anneaux pourront être lâché et repris pour passer un passage un peu plus raide par exemple). (photo 2).

Avantages

Permet de rassurer ses seconds – permet d’enrayer un déséquilibre

Inconvénient

Ne permet pas d’enrayer une chute

Conseil

L’encordement de celui qui est au milieu se fait avec : – un double nœud d’arrêt ou – deux mousquetons à visse ou – une tête d’alouette sur le pontet L’encordement de celui qui est au bout se fait avec un nœud en huit.

Assurer un second dans un terrain avec des protections naturelles : Progression par petites longueurs comme en escalade

En randonnée cet encordement sert quand le terrain devient plus raide avec des passages exposés. Il faut alors se protéger sérieusement sur des amarrages naturels inarrachables !

Il permet à l’ensemble de la cordée d’être sécurisé avec au moins un point inarrachable.

Il faut alors réaliser des petites longueurs.

Quand l’utiliser ?

  • Terrain exposé
  • Ou terrain très raide

Précaution

La rapidité nous invite à faire de la corde tendue alors que souvent il vaut mieux prendre son temps et s’arrêter pour assurer correctement son second.

Faire des petites longueurs dans ce genre de terrain fait gagner énormément de temps.

Important : Dans cette configuration les points de protection doivent supporter une chute !

Description

  1. La longueur est définie entre deux points inarrachables (photos 1 et 2)
  2. Attacher le ou les seconds à un point inarrachable.
  3. Réaliser la petite longueur.
  4. Assurer son ou ses seconds. (photos 3 et 4)
  5. Renouveler l’opération jusqu’au terrain facile pour passer en progression régulière et continue

Avantage

En cas de chute de l’un des membres de la cordée, la corde retient la chute

Inconvénient

Les points d’assurage doivent être inarrachables

Conseil

S’il y a plusieurs seconds, la distance d’encordement entre eux est très courtes (1 mètre ou 2). – Seul le premier de cordée dispose d’une longue longueur de corde (au besoin en défaisant les anneaux de buste).

Poser une main courante

Quand l’utiliser ?

La main courante permet de sécuriser un groupe de personnes dans un passage dangereux.

Précaution

  • Penser à auto-assurer l’ensemble du groupe avant de partir installer la main courante.
  • Donner des consignes claires avant de partir.

Description

  1. Fixer la corde (directement sur un arbre photo 1 ou grâce à une sangle photo 2)
  2. Assurer le leader (photo 3)
  3. Tendre la corde avec un demi cabestan (photo 4)
  4. Bloquer le demi-cabestan avec un nœud de mule (photo 5)
  5. Faire un nœud d’arrêt sur le nœud de mule (photo 6)

Avantages

Chaque personne passe à son rythme – intéressant pour les groupes

Inconvénients

  • Temps de mise en place
  • Le leader n’a plus les yeux sur le groupe

Conseil

Installer la main courante avec un nœud débraillable (demi cabestan avec nœud de mule par exemple) permet de détendre rapidement la main courante sous tension (par exemple quelqu’un bloqué dessus).

Utiliser une main courante comme aide sans dangers objectifs

Elle est mise en place par le plus expérimenté pour faciliter le passage d’un groupe sur un passage escarpé avec des risques limités (rocher mouillés, dalle lisse…).

Cette main courante peut être utilisé à la main ou avec un mousqueton et une sangle.

Quand l’utiliser ?

Passage exposé ou difficile avec un groupe

Précaution

  • Trouver au minimum deux points d’amarrages inarrachables
  • Faire passer les gens un par un.
  • Tendre la corde au maximum dans une traversée
  • Penser à mettre des points de renvoie sur des points fixe pour éviter la flèche.
  • Aller doucement et ne pas prendre de vitesse.

Utiliser une main courante en assurance (risque de chute mortelle)

Elle est mise en place par le plus expérimenté pour assurer le passage d’un groupe sur un passage escarpé avec des risques limités (rocher mouillés, dalle lisse, neige…) mais un enjeu important.

Cette main courante doit être utilisé avec une sangle reliée du baudrier à la corde (tête d’alouette par exemple)

Précaution

  • Trouver au minimum deux points d’amarrages inarrachables
  • Faire passer les gens un par un.
  • Tendre la corde au maximum dans une traversée
  • Penser à mettre des points de renvoie sur des points fixe pour éviter la flèche.
  • Aller doucement et ne pas prendre de vitesse.
  • Si des points de renvoi sont placés sur cette main courante penser à utiliser deux longes.

Conseil

Faire une tête d’alouette sur le pontet du baudrier