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Les sprinteurs français se régalent aux Championnats du monde, Guillaume Moro au pied du podium

Dans la foulée de la cérémonie d’ouverture des Championnats du monde d’escalade de Moscou, l’épreuve de vitesse a sacré les premiers champions du monde 2021, ce jeudi soir. Pas la peine de faire durer le suspens plus longtemps, même s’il s’en est fallu de peu, il faudra encore attendre avant de voir une médaille autour du cou d’un Français. Les trois représentants tricolores engagés ont connu des sorts différents.

La meilleure performance française revient à Guillaume Moro (Club vertige), qui termine 4ème. Bien lancé, douzième à l’issue des qualifications, ce dernier a enchainé les montées jusqu’en petite finale, éliminant au passage le Russe Arsenii Bogomolov en huitièmes de finale et l’Américain John Brosler en quarts de finale. En demie finale, les choses se sont corsées pour lui, quand il s’est retrouvé face au Polonais Danyil Boldyrev, sacré Champion du monde dans la foulée devant l’Espagnol Erik Noya Cardona et l’Américain Noah Bratschi. Tout de même présent dans le carré final, en lice pour une médaille de bronze, le Français a fait une erreur, laissant la voie libre et le métal convoité à l’américain Bratchi. Sylvain Chapelle,  l’entraineur de l’équipe de France revient sur sa course, le meilleur résultat de sa carrière : « C’est sûr que c’est un peu frustrant de passer à côté de la médaille. Aujourd’hui Guillaume était capable d’aller chercher le bronze. Ça ne l’a pas fait, c’est le jeu. Il faudra qu’il continue de s’entrainer pour revenir plus fort  sur les prochaines Coupes du monde et aller chercher une médaille. Même s’il y a une petite déception, Guillaume a fait une belle compète, il a su sortir de gros clients. Au final, pour lui, il y a plus de motifs de satisfaction que de déception. »

Le parcours de l’autre français engagé dans ces finales, Pierre Rebreyend, licencié à l’Amicale Laïque Échirolles, s’est arrêté dès les quarts de finale (14ème), face au Russe Vladislav Deulin. « Nous sommes un peu déçus,  je pense qu’il pouvait faire mieux, confie son entraineur. Il manque encore un peu d’expérience sur les grands rendez-vous. Sur le haut niveau sénior il y a beaucoup de densité et forcément quand on fait une petite erreur, il faut la rattraper vite, sinon ça coûte cher. Pierre est capable d’avancer vite, maintenant il faut qu’il arrive à le faire sur le run où il a décidé de le faire. Il a encore un peu d’apprentissage de ce côté-là. À l’image des trois français engagés aujourd’hui, c’est un bon espoir pour le futur.« 

Capucine Viglione, 6ème

Du côté des filles, suite à la récente retraite d’Anouk Jaubert, Capucine Viglione (Team Block’out) était la seule grimpeuse de la FFME. Huitième des qualifications, la médaillée de bronze des championnats du monde junior de vitesse a réussi à grappiller quelques places, en sortant la Polonaise Patrycja Chudziak en huitièmes de finale, pour terminer à la sixième place, établissant au passage son nouveau record personnel (7’55). Par contre, en quarts de finale, elle n’a rien pu faire contre la Polonaise Aleksandra Miroslaw, récente recordwoman du monde et troisième de l’épreuve du jour derrière la polonaise Natalia Kalucka et la Russe Iuliia Kaplina. Sylvain Chapelle dresse le bilan : « C’était ses premiers Championnats du monde, 6ème c’est une super performance pour elle.  Capucine vient de finir ses années junior, elle manque forcément un peu d’expérience. Elle a encore de belles années devant elle. Elle commence juste à rentrer dans le vif du sujet.« 

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